Quand l'envie nous prend de partir dans l'ancien bloc communiste...
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notre voiture, c'est pas si loin que ça de chez nous. |
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Hébergement |
camping pendant tout le temps, une vraie liberté. |
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Parcours |
établi grâce aux conseils de plusieurs collègues spécialistes de la région |
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Guide |
le routard 2001, pas terrible mais à l'époque le seul guide en français. |
Le matin,
on part de bonne heure pour l'Autriche et la Slovénie. On arrive pas très tard
sur Bled, en Slovénie, où on a prévu de faire étape pour la nuit. Le temps n'est pas très
beau mais tous les touristes sont autour du lac de Bled. Pas encore acclimaté,
on évite de se baigner. On fait le tour du patelin et du lac. On est un peu déçu
du lieu, qui porte finalement bien son nom...
On
reprend la route pour Ljubljana, espérant visiter la capitale de la Slovénie.
Manque de chance, il faut payer un parking en monnaie locale (l'euro n'était pas
encore accepté partout!) et on n'a pas envie de changer d'argent pour
ça. Du coup,
on file en Croatie et on fait halte à Montovun. Là, on se sent enfin dans le sud:
le soleil, la chaleur... Le but de notre journée étant l'Istrie, on poursuit
jusqu'à la côte. On plante notre tente dans un camping à Funtana avant de
profiter d'une bonne baignade. Le soir, on fait le tour du port de Vrsar, très
animé.
Ce
matin, on part à la visite de Poreč,
jolie ville de la côte adriatique. Le chef d'oeuvre de la ville est sans doute
son Eglise Euphrasienne. Se promener dans les rues ensoleillées de la ville est
plaisant. On roule ensuite jusqu'à Rovinj: joli port de pêche avec une église
dominant la mer. Excursion sympathique. Le soir, on garde le même camping à
Funtana, au bord de la mer, et bien sûr, on plonge à l'eau avant de manger.
La
culture romaine nous attend aujourd'hui : l'amphithéâtre de Pula, pas très grand
mais pas si mal conservé que
ça. On
déambule dans la ville en découvrant d'autres vestiges de l'époque romaine. La
prochaine étape nous amène à Rabac. C'est pas vraiment une ville, plutôt une
station balnéaire avec un gros hôtel en béton et de nombreux plagistes qui nous
font fuir bien vite vers Cres. On prend le bac de Brestova à Porozina en fin
d'après midi. La traversée ne dure pas longtemps mais le temps se gâte. On
arrive à Cres, il pleut. On trouve un camping mais on attend que l'orage passe
pour monter la tente. Le soir, pour se réchauffer, on mange une pizza sur Cres.
Direction
le sud, pour découvrir les 2 îles (Cres et Lošinj).
Les routes sont assez étroites, le paysage assez désertique. On s'arrête à Veli
Lošinj, la
visite est rapide. On file ensuite se baigner en face à Meli Lošinj: on est quasi tous seuls. On passe des heures à regarder la faune aquatique
avec nos masques et tubas. Un vrai régal pour nos yeux. Le soir, on retourne
dormir au camping de Cres.
On reprend
un bac entre Merag et Valbiska sur l'île de Krk. La traversée est plus longue
mais beaucoup plus agréable. On parcourt la ville de Krk. Là encore on ne
s'attarde pas trop. On continue notre périple pour Baška.
On s'installe au camping nudiste. Il y a 2 choses à savoir pour les campings
nudistes croates: 1. ils ne sont pas si stricts que
ça et
acceptent les culs-blancs, 2. ils offrent une infrastructure meilleure que les
autres campings. Alors... Bref, en fin d'après midi, on se baigne sur la petite
plage privée de notre camping nudiste. et toc!
Le
matin, on se promène autour de Baška: une petite randonnée nous fait découvrir l'arrière pays où
on surplombe la
ville. L'après midi, c'est notre grand frisson: on fait notre premier baptême
de plongée. La fille qui nous encadre est autrichienne, les explications sont
données en allemand avec un léger accent :-), et
ça nous met
en confiance. On plonge chacun notre tour, dans les 6 m, en se laissant guider.
On n'imagine vraiment pas tout ce qu'il se passe sous l'eau. J'ai
malheureusement loupé un poulpe qui passait par-là, manque d'habitude.
Conclusion: faudra recommencer!
On prend le pont de Krk pour rejoindre le continent, puis on
longe la côte vers Zadar. Du massif de la Dalmatie menacent quelques nuages,
mais nous resterons sur la côte. On trouve un camping à Zaton qui propose même
un bout de plage. Difficile de ne pas en profiter même si c'est une plage de
sable peu profonde, avec une foule d'enfants qui sautent dans tous les sens! Le
soir, on mange très rapidement pour éviter de se faire trop manger par les
moustiques. Le soir, on reprend la voiture pour faire une petite promenade
digestive à Nin, vieille cité croate. Malheureusement, là aussi les moustiques
sévissent.
Aujourd'hui,
nous visitons Zadar, une ville de la côte chargée d'histoire. On est séduit par
cette ville. Le centre ville est pittoresque et bien conservé. Le soleil de plomb
fait ressortir la pierre calcaire des églises. En grimpant au clocher, on
découvre avec merveille les dizaines de petites îles qui entourent la ville.
Le marché nous attire et on décide d'acheter de quoi se faire un bon sandwitch
pour le midi. On tentera même le paški
sir, fromage de brebis croate, mais qui ne vaut pas ce qu'on connait en
France.
La suite du programme nous amène à
Šibenik,
une ville aux dizaines d'églises, dont une particulièrement imposante et
remarquable, surtout de l'extérieur. On se promène dans cette ville blanche sous
le soleil, en comptant autant de chats que d'églises.
Le soir, on dort au camping solaris à
Šibenik,
gros camping qui attire les familles.
On
s'enfonce un peu dans l'intérieur pour aller visiter le Parc national de Krka,
un parc rafraîchissant vu qu'il s'agit d'un site de chutes d'eau. Le parc est un
peu délicat à trouver - il n'y a pas encore toute la signalétique pour visiteurs.
Une fois arrivé à l'entrée du parc, on longe la rivière pour remonter aux chutes.
Là on rejoint de nombreux touristes, pour la plupart des locaux, venus de plus
bas en bateaux. Quelques passerelles de rotin sont installées pour franchir la
rivière. C'est somme toute assez rapide et même en tentant de trouver un autre
chemin pour compléter notre journée, on ne trouve pas et on reste un peu sur
notre faim. On reprend la voiture et on décide de faire une petite boucle autour
du parc pour voir d'autres chutes même moins spectaculaires. On traverse
plusieurs villages désertés, aux maisons criblées de balles, brûlées ... On
croise un fourgon de déminage de l'ONU: le pays était en guerre il y a encore
peu et c'est la face caché du pays qu'on découvre, bien loin des sites
touristiques. C'est un peu un choc mais aussi une réalité. Quelque part, on est
heureux de voir qu'une grosse partie du pays s'est relevé et a sû tourner la
page.
On
continue à longer la côte dalmate en direction du sud. On fait halte à Trogir,
une jolie ville avec un centre ville médiéval intéressant. Mais le clou de la
journée c'est bien sûr Split, une très grande ville, évidemment moderne dans
certains quartiers, mais qui a conservé un centre historique fabuleux. On pénètre
dans dans les rues de la vieille ville, on admire les restes des civilisations
passées: on est amusé de voir comment les croates ont réutilisé les
vestiges
romains pour les intégrer dans leurs architectures modernes.
Le soir, on mange dans un restaurant à Omis des spécialités croates. Pas mauvais,
ma foi.
On
prend le bac à nouveau pour joindre l'île de Hvar. On effectue la traversée de
Drvenik à Sucuraj, sans le moindre souci. En arrivant sur l'île, on prend la
direction de Stari Grad, où nous avons décidé de faire étape. La route est
sinueuse, pas très large, on se croirait un peu sur une étape de rallye. La
végétation, elle, a un peu évolué, un peu plus aride, plus rocailleux: on se
sent vraiment en Méditerrannée. On fait halte à Stari Grad, une jolie ville
calme de l'île. On continue vers l'ouest et en route, on découvre une petite
crique fort sympathique. N'y tenant plus, on pose la voiture et on file se
baigner avec palmes et tubas. On est seuls et on ne se lasse pas de comtempler
nos amis poissons. On se trouve, ensuite, un camping à Jelsea, déserté par les
vacanciers, vu qu'on est déjà en septembre et que des orages ont sévi récemment.
On plante notre tente entre les pins: rien que le parfum
ça met de bonne humeur.
On longe la côte à pied jusqu'au centre ville de Jelsea. On croise un
enterrement, ou peut-être une commémoration d'enterrement, mais le tout est très
gai. On finit la soirée sur la jetée près du phare de Jelsea en observant allées
et venues des bateaux, dans la nuit tombante.
Le
matin, l'orage gronde. On part pour Hvar, le Saint-Tropez croate. C'est une
ville qui pourrait être jolie si on enlevait tous les américains fraichement
débarqués de leur paquebot croisière. On fait la rue principale, on longe le
port et ensuite on prend un peu de hauteur pour admirer les îles des alentours.
L'après-midi, la chaleur est de retour. On retourne se baigner, avec délectation,
dans la petite crique Santa Lucia, seuls avec les poissons.
On
essuie un orage dans la nuit et très tôt le matin, on replie notre tente pour
prendre le ferry de Stari Grad à Korcula. Il n'y a pas de réservation, il faut
donc être parmi les premiers pour avoir une place. Une fois sur le bateau, on se
laisse bercer... par le bruit du moteur et on admire la côte de Hvar et de Brač,
toute proche. La traversée est assez longue mais on n'est pas pressé d'arriver
vu que le temps se dégrade vers Korčula.
Le camping trouvé, on attend un peu, pour monter la tente, que l'orage passe.
L'après-midi, on part à la découverte de Korcula, la soit-disant ville de Marco
Polo. On croise un mariage croate, rien que le décors,
ça donne
envie. On prend un peu de hauteur, vers la Forteca, pour observer quelques gros
bateaux qui croisent au large et la myriade d'îlots qui entoure Korčula.
C'est tout simplement beau. Le soir, on mange une pizza devant un superbe
coucher de soleil sur la mer Adriatique.
Le
dimanche est très calme. On se dirige vers Lumbarda, toujours sur l'île de Korčula.
On achète des fruits frais, en se promenant parmi les locaux. Et puis, la
philosophie des jours derniers reprend le devant et on atterrit sur la plage de
Lumbarda pour une baignade très intéressante. On prend les palmes et tuba et on
se promène au grès des flots, vers différents îlots, suivant des groupes de
poissons. On trouve un gros rocher, où ont élu domicile une multitude de
poissons aux couleurs flamboyantes. Un vrai plaisir.
On
quitte Korčula
par le bac de Orebic pour rejoindre le continent. La traversée ne dure même pas
15min. En roulant à travers la presqu'île de Pelješac,
on ne peut s'empêcher de s'arrêter une dernière fois pour admirer le spectacle
des îles de la zone. Puis, on fait route vers Dubrovnik. On trouve un camping
sur Zaton un peu avant Dubrovnik. On décide de commencer la visite de Dubrovnik
par les remparts. Il fait chaud, très chaud, le tour est assez long mais
ça vaut
vraiment le coup. On parcourt quelques rues du centre ville pour découvrir cette
ville mytique. Et puis n'y tenant plus, assommé de chaleur, on reprend le chemin
de Zaton. Avant de manger, on se trempe dans l'eau devant le camping.
On
retourne sur Dubrovnik pour approfondir nos connaissances de la ville. Encore
quelques édifices, quelques points remarquables. La ville est agréable et très
courrue. Dans l'après-midi, on se trouve un petite crique, peu fréquentée si ce
n'est des locaux. Il faut s'éloigner un peu pour en prendre plein les yeux et
les locaux le savent... On en profite assez longtemps sachant que c'est notre
dernière journée de baignade. Le soir, on mange une friture sur Dubrovnik et une
grosse glace. C'est chic.
Ca
sent le départ. Il faut remonter jusqu'á Plitvička.
La route est longue et c'est pas de l'autoroute. On retient notre respiration au
passage de frontière avec la Bosnie-Herzégovine - environ 20km de côte qui leur
appartient- mais les bosniaques n'ont que faire de nos papiers, ils préfèrent
notre argent. Manque de chance, on ne s'arrête pas. On fait seulement une pause
à Split dans un centre commercial (ils ont des super chaussures…). Le soir, on
se sent un peu isolé sur le camping, c'est la fin de la saison, les campeurs
sont rares. Le choc vient aussi de la température et du climat : il fait plus
frais voir froid, il fait humide et le soir tombe plus vite. On est repassé dans
le climat continental.
On
visite le Parc National de Plitvička,
parc connu pour ses chutes d'eau. Le parcours est bien défini: un tour en
bateau, un tour à pied. On prend notre temps et on admire. On regrette que le
parc soit si petit et qu'il ne laisse pas plus de liberté.
On rentre à la maison, par la Slovénie puis Autriche puis Allemagne, mais tout ça c'est l'Europe!
| Météo | quelques bons orages, mais sinon 3 semaines en tongs |
| Nourriture | une collègue m'avait averti que les fruits étaient chers et qu'on ne trouvait pas de tout. On avait donc des réserves dans le coffre… |
| Camping | pas toujours beaucoup de choix et surtout des campings prévus pour longs séjours, c'est-à-dire beaucoup d'infrastructures mais pas forcément utiles pour nous (donc assez cher). |
| Equipement | tout ce qui est nécessaire pour le camping + palmes, masques et tubas. |
| Population | peu de contacts vu que la langue n'est pas vraiment facile. |
| Coût | vacances très bon marché. |